Elsa Casaneuve

Artiste Peintre

Après mes études à l’École des Beaux-Arts de Bordeaux, je m’installe dans plusieurs villes en France et à l’étranger. Au fil des rencontres, je crée des scénographies autour du livre jeunesse, du design notamment à travers des boîtes gigognes et des sacs réversibles. J’enseigne les arts plastiques et développe le projet de la galerie d’art contemporain « The Lost Box ». En revenant vivre sur le Bassin d’Arcachon, je renoue avec la peinture, les paysages lumineux deviennent alors les sujets de mes tableaux. Je m’intéresse aux médiums traditionnels comme l’huile et l’encre ferrogallique, la nature est omniprésente dans mon travail, inspiré du peintre romantique Caspar David Friedrich.

 

Démarche artistique

Le reflet, sous toutes ses formes, celui sur la mer, mais aussi le tableau, la copie et la photographie, constituent le fil rouge de mon travail. L’art y devient miroir : celui d’un paysage, d’un environnement, d’une présence en creux. Mes peintures sont figuratives, souvent en format vertical. La technologie numérique permet de choisir l’instant, de recadrer, d’agrandir l’image et de révéler toutes les nuances de couleurs invisibles à l’œil nu. Par la superposition des pigments, j’imite les effets de la lumière sur les matières : la mer, le sable, les écorces des pins maritimes. Le Bassin d’Arcachon est comme une palette de couleurs géante, un paysage toujours changeant. Je conserve les zones floues issues des photographies afin de rendre visible la peinture elle-même, l’irrégularité du geste. Le processus est une recherche ouverte, menée vers un résultat inconnu, jusqu’à l’apparition d’une harmonie, celle de la nature, inattendue et chaotique. La couleur est essentielle pour traduire la multitude de nuances, la transparence et les variations atmosphériques. Une algue peut alors occuper le centre de la composition, tandis qu’un bateau, relégué à l’horizon, suggère la profondeur et interroge notre place dans l’immensité. Des images vidéo à la peinture de paysage, mon propos demeure le même, il s’agit toujours d’un autoportrait en creux à travers ce que je vois, ce qui m’entoure. Je copie la nature, « l’art de rien ». Le prisme de l’art rend l’expérience du monde plus riche et plus intense, et permet de renouer avec une mémoire universelle.

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